Merci à Luaine…Dahlia…Alga… pour vos petits mots z’entils… je me remets donc trankilment.. de mon opération d’extraction des dents de sagesse… Bien que très banale… elle n’en est pas pour le moins douleureuse … en tout cas pour certains… (j’ai eu l’énorme chance de ne pas trop souffrir…!
) et le résultat est parfois pas très esthétique au début…
des gonflements, voire un bleu qui se forme… (pour ma part, le coté où l’orl n’a enlevé qu’une seule dent mais déjà sortie… a été le plus gonflé… et c’est là aussi que j’ai eu le plus beau bleu… ) et puis il y a aussi la gêne au niveau de la nourriture… car selon l’enflement, on peut plus ou moins maché… vive les purées et compotes…
Bon maintenant, ça va beaucoup mieux… ça me gêne encore un peu au niveau de l’ouverture de la machoire et surtout c’est désagréable… ça tiraille de partout dans ma bouche… j’ai l’impression d’avoir trop forcé sur les muscles de mes joues … (Bon c’est vrai hier, zhom m’a fait beaucoup rire…) et puis mon bleu … est maintenant jaunâtre…! donc ça guérit…
Par contre, ce que j’avais beaucoup moins prévu ce sont les effets de l’anésthésie générale… en parcourant au hasard le forum de Arnelae, j’y ai lu que l’anésthésie générale n’était pas si bonne que cela car elle détruit des neurones et des cellules… mais en y cherchant de plus près je suis tombée la dessus :
Les modifications de l’horloge interne observées après des opérations sont identiques à celles des voyageurs souffrant de décalage horaire.

L’anesthésie, cela fatigue, cela perturbe ? Oui. Le constat avait été fait en 2001 par Laure Pain (Unité Inserm 666 à Strasbourg) qu’un grand nombre de patients se plaignent encore de la mauvaise qualité du sommeil, de troubles de l’attention, de troubles de l’humeur, d’épisodes de somnolence et d’une fatigue inexpliquée suivant une anesthésie générale. Si tout un chacun a pu le mesurer – rappelons qu’il y a 9 millions d’anesthésies générales en France chaque année – il fallait encore en faire la démonstration savante.
Un travail débuté en 2001 lève une partie du voile sur les causes de ces troubles. Des expériences d’anesthésie générale profonde sur des rats ont été couplées à la mesure de leurs rythmes biologiques grâce au chronobiotron du CNRS (1). Résultat : ces rythmes sont bel et bien perturbés chez ces mammifères par l’anesthésiant. Les spécialistes ne seront pas étonnés : ceux qui ont utilisé la kétamine quand ce produit était encore autorisé, se souviennent de réveils effroyables chez les brûlés graves ou les adolescents. Et les anesthésies pour des actes chirurgicaux agressifs décalent chez l’homme le pic de sécrétion nocturne de la mélatonine, hormone impliquée dans les rythmes circadiens.
Dysfonctionnements
Les symptômes dont se plaignent les opérés au réveil surviennent même lorsque l’anesthésie est de courte durée (20 à 30 minutes) et ces perturbations persistent jusqu’à 5 jours après l’opération. Tous ces symptômes appartiennent à l’univers des dysfonctionnements des rythmes biologiques, provoqués par le décalage horaire des voyageurs, le travail posté nocturne, ou des drogues «chronobiotiques» agissant sur le système nerveux central.
Les produits les plus modernes comme le Propofol, qui sont éliminés rapidement, et procurent un réveil rapide, sont de plus en plus utilisés. Laure Pain et ses collègues ont mis des rats pendant 2 semaines dans des cages soumises à un rythme alternatif de 12 h de jour et 12 h de nuit artificielle. Les rats recevaient des injections de Propofol à heures fixes, et les chercheurs observaient ensuite leur vitesse de réveil et de recalage de leur horloge interne (les rats sont des animaux nocturnes, et leur rythme quotidien naturel avait été préalablement établi). Dans une autre expérience, les rats recevaient un petit cathéter intra-abdominal relié à une pompe électrique. Ainsi, on pouvait injecter à distance le produit sans manipuler l’animal.
Le résultat publié dans Neuropsychopharmacology de juin 2006 est probant : d’une part la durée de l’anesthésie est plus longue (à dose équivalente) quand l’injection est faite pendant la période «sommeil» du rat ; d’autre part, l’anesthésie au Propofol avance en moyenne d’une heure l’horloge biologique du rat, quand l’injection est faite dans la période de transition entre le sommeil et la veille.
En revanche, l’anesthésie ne modifie pas les rythmes biologiques de l’animal quand elle est faite à d’autres périodes de la journée. L’équipe de chercheurs va maintenant (programme 2006-2007) mesurer ce décalage de l’horloge interne provoquée par l’anesthésie en conditions réelles chez des patients endormis pour chirurgie ambulatoire. Avec l’objectif futur d’utiliser l’exposition à la lumière pour prévenir ces troubles du sommeil.
(1) Le chronobiotron est une unité expérimentale qui permet de manipuler les paramètres physiques de l’environnement, lumière, obscurité, température ambiante, humidité de l’air…
(Je me suis permise de copier le texte en entier, car il ne sera sûrement pas dispo longtemps sur LeFigaro… )
Bon ben voilà… moi j’ai eu des somnolences, des vertiges… enfin que du bonheur…